En fonction du risque que l’on accepte de prendre, on a le choix entre plusieurs types de contrat d'assurance vie.
Les capitaux que l’on place sur un contrat d'assurance vie peuvent être investis, soit en fonds en euros soit en unités de compte, il s’agit dans ce cas d’un contrat monosupport.
Dans le cas d’un contrat en fonds en euros et en unités de compte, il en résulte un contrat dit multisupport :
Les fonds en euros garantissent un rendement positif. Les unités de compte, supposent que le placement est investi en valeurs mobilières, en principe des SICAV ou des Fonds Communs de Placement.
Le choix du placement est fait par le souscripteur, et peut être délégué à l’assureur.
Parc contre il est possible de combiner les deux types de contrats, ce qui revient à faire le choix d’un contrat multisupport, à la fois en euros et en unités de compte.
On peut choisir la part de l'épargne investie sur chaque support selon l'objectif d'épargne recherché, et la part de risque accepté.
La souscription d'un contrat d'assurance vie nécessite le placement d’une certaine somme d'argent pour une durée en principe d'au moins 8 ans.
En effet, les sommes engrangées durant cette période ne sont pas imposées, sous réserve de conserver le contrat pendant 8 ans, au delà, une taxe à hauteur de 7,5% est appliquée, avec toutefois un abattement de 4600€ par personne et par an.
Cependant le choix de la période revient au souscripteur, il est tout à fait possible de disposer de l’épargne à tout moment.
Le placement peut se faire progressivement, par mois ou par trimestre, en une seule fois à la souscription ou enfin de façon libre.
Quel que soit le type de contrat souscrit, l’assureur demandera généralement d'effectuer au moment de la souscription un premier versement d'un montant minimum.
Il est également prévu que le titulaire d’un contrat, qu’il soit monosupport ou multisupport, puisse modifier l'orientation de son contrat à tout moment.
Cela peut être réalisé en changeant les fonds sur lesquels le contrat est investi et ceci sans aucune incidence fiscale.
Cette pratique est communément connu sous le nom de l’arbitrage, ou transformation de contrat.
Avant la loi pour la confiance et la modernisation de l'économie, du 27/07/2005, le fait de passer d'un contrat monosupport par exemple à un contrat multisupport faisait perdre l'antériorité fiscale, tout se passait comme si on souscrivait un nouveau contrat.
Depuis, les épargnants peuvent transformer leur contrat monosupport en contrat multisupport, sans perdre cette antériorité fiscale.
Aussi, la transformation nécessite une attention toute particulière.
Dans le cas de l’arbitrage d’un contrat en euros à un contrat libellé en tout ou en partie en unités de compte, le risque financier se déplace.
En effet, dans le premier cas, le risque est entièrement assumé par l'assureur, dans le second cas le risque est supporté essentiellement par l’épargnant.
Il est à noter également, que les détenteurs d'un contrat d'assurance-vie doivent s'acquitter des cotisations sociales (CSG, CRDS, RSA) sur les gains réalisés au taux de 12,1%.
Pour un contrat monosupport en euro, les cotisations sociales sont appliquées chaque année au moment du versement des intérêts.
Dans le cas d'un contrat multisupports, les cotisations sociales ne sont prélevées qu'au moment d'un retrait.
Par contre, en cas de décès du souscripteur, le montant est exonéré de prélèvements sociaux.
Dès la souscription d’un contrat d'assurance vie, la compagnie d'assurance perçoit en général un droit d'entrée de l'ordre de 5 % du placement pour le montant minimum de souscription.
Ce pourcentage est traditionnellement dégressif si le montant de l’investissement est plus important.
D’autre part, dans la plupart des contrats, il est prévu que des frais de gestion, de l'ordre de 1 % par an du capital placé, seront perçus par la compagnie d'assurance.